Cinéma : Écran Rouge

Et si on terminait l’année 2020 sur une belle note d’optimisme et d’espoir, une bouffée d’air frais pour tout ceux qui rêvent ou on rêvait un jour de conquérir une école supérieure de cinéma sans jamais osé pousser la porte.

Vous êtes un très grand passionné du 7eme art, vous n’avez pas le bac, mais beaucoup d’idées et surtout une motivation à déplacer les montagnes ? J’ai une proposition qui va changer votre vie.

ÉCRAN ROUGE

UN REGARD CINÉMATOGRAPHIQUE SUR LE THÉÂTRE

Initié en 2019 par les Célestins, le programme Écran Rouge nous invite à un dialogue entre théâtre et cinéma. Il propose à de jeunes réalisateurs de créer des œuvres originales inspirées de la programmation des Célestins ou des thématiques abordées dans la saison. Rien n’est gé. Tout est possible. À l’image du monde en perpétuelle mouvance que nous habitons, les courts-métrages pourront prendre différentes formes : fictions, documentaires, clips, films expérimentaux… À travers ces films, les réalisateurs s’emparent du théâtre, ils se l’approprient, s’en nourrissent et nous en proposent une nouvelle vision, cinématographique singulière.

Né du désir de bousculer l’approche traditionnelle du théâtre et de décloisonner les univers artistiques, Écran Rouge inaugure ainsi un nouveau terrain de jeu où le cinéma invente ses propres images de la scène. Ce désir, conjugué à l’engagement auprès des artistes de la région, a conduit les Célestins à partager ce projet avec la CinéFabrique, École nationale supérieure de cinéma implantée à Lyon, et à le concevoir avec Butternut Productions, jeune société de production faisant partie du dispositif « Pépinières » de la CinéFabrique. Les réalisateurs sollicités sont également issus de la première promotion de la CinéFabrique. Écran Rouge s’inscrit dans la volonté d’explorer les possibilités offertes par de nouvelles formes de coproduction et de partenariat a n de soutenir la vitalité artistique de notre territoire.

Deux films ont été réalisés au cours de la saison 2019-2020 par deux jeunes réalisateurs :
Elsa Thomas, qui présente Gondole, en écho au spectacle Une des dernières soirées de Carnaval de Carlo Goldoni, et mis en scène par Clément Hervieu-Léger ;
Arthur Villalongue avec Cyclope.

Avant de promouvoir ces créations cinématographiques et d’en développer l’audience au-delà du public des Célestins, un nouveau site est mis en ligne, dédié au programme Écran Rouge. Réalisé par l’agence Kiblind à Lyon, cette plateforme de diffusion est gratuite. Les deux premiers courts-métrages sont en ligne depuis le 26 septembre 2020, avec des interviews vidéos des réalisateurs.

D’autres films seront prochainement commandés par les Célestins à Butternut Productions, en écho à la programmation 2020-2021 et disponibles sur le site au fil de la saison.

Ces œuvres sont à visionner sur le site entièrement gratuit ecranrouge.com

LES PARTENAIRES DU PROJET

Butternut Productions
Fondée le 1er avril 2019 par Louise Petit et Bruno Morat, tous deux diplômés de la première promotion de la CinéFabrique, cette toute jeune structure s’inscrit dans le paysage lyonnais avec la volonté de révéler de jeunes auteurs prometteurs de la région. À la recherche de projets singuliers, Louise et Bruno s’attachent à ouvrir le champ des possibles, en s’intéressant autant aux courts-métrages de ction, documentaires, clips et nouveaux médias.

CinéFabrique

École nationale supérieure de cinéma, fondée à Lyon en 2015 par le réalisateur Claude Mouriéras, la CinéFabrique forme aux métiers du scénario, de la production, de l’image, du son et du montage. Elle développe une pédagogie expérimentale et innovante avec une pratique du « faire-ensemble ». L’enseignement technique est encadré par des intervenants extérieurs professionnels à la renommée nationale ou internationale.
En partenariat avec Butternut Productions
Avec le soutien de la CinéFabrique
Le site http://www.ecranrouge.com a été réalisé par l’agence Kiblind.

Gondole (court-métrage)

 

Réalisation : Elsa Thomas (2020)
En écho à Une des dernières soirées de Carnaval
Carlo Goldoni / Clément Hervieu-Léger (4-14 déc. 2019)

SYNOPSIS

L’amant de Domenica va partir. Domenica dispose d’une nuit pour convaincre son père de la laisser s’enfuir avec lui. Père et lle vont s’affronter dans le silence.

Leur langage commun n’est peut être pas celui des mots, mais celui des trésors qui se cachent dans les greniers des Canuts.

INTENTIONS

Gondole est un projet cinématographique de sept minutes inspiré d’Une des dernières soirées de Carnaval de Carlo Goldoni. La comédie de Goldoni nous conduit chez un tisserand de Venise, Zamaria, qui a convié chez lui quelques amis. On joue aux cartes. On dîne. On rit. On danse. On cause affaires et amours. On parle de soi(e). Il n’est pas question d’une intrigue spectaculaire mais il y a dans le théâtre de Goldoni la matière joyeuse et clairvoyante de ce qui fait la vie en société. C’est une pièce riche et chaleureuse. C’est pourquoi Gondole ne peut prétendre à être une adaptation cinématographique dans sa délité. Il faut plutôt le concevoir comme un prolongement plus intime, plus tragique, et peut être plus féminin aussi.

Dès ma première lecture de la pièce est née l’envie de me rapprocher du personnage de Domenica, la fille du tisserand. Je voudrais à travers ce lm adopter son point de vue, mettre en lumière de manière plus contemporaine les élans qui l’habitent. Au fond, je crois que son amour pour Anzoletto n’est qu’un prétexte, la vraie question, c’est celle de son émancipation. Car c’est un lm qui parle aussi du lien au père, du masque patriarcal qu’il faut abattre et de ce langage, unique et magique, propre à chacun, qui lie une lle à son père.

J’ai écrit un film qui offre une nouvelle occasion de mettre face à face ces deux beaux personnages. Celui d’une jeune femme dévorée par les ombres mouvantes du désir et d’un père qui ne peut se résoudre à laisser sa fille partir. Mettre en scène un départ, une déchirure dans un univers où pourtant tout se tisse. Explorer la difficulté de mettre des mots lorsqu’on n’est plus en société, et que l’on s’éloigne d’une ambiance rieuse et bon enfant. Gondole c’est un peu comme l’envers d’Une des dernières soirées de Carnaval ou plutôt l’en- dehors. Là où le froid balaye la lagune et claque sur les joues vives des personnages. Même s’il joue avec la temporalité, Gondole pourrait être un lm d’époque. Il s’inscrit dans une nuit d’hiver intemporelle, où le clair-obscur se marie aux robes de soies modernes, et la sonnerie des téléphones à la musique d’Edvard Grieg.

En Gondole est un hymne à la ville qu’on aime. Pour Goldoni, ce fut Venise, pour moi cela restera Lyon. Pour autant malgré les trois siècles qui nous séparent, j’ai vu à travers les gondoles du Grand Canal des avirons fendre silencieusement la Saône. J’ai vu dans les minutieuses mains des tisserands vénitiens le l d’or des Canuts, et dans les tirades de Goldoni un fulgurant écho avec le monde d’aujourd’hui.

PHOTOS DU TOURNAGE ©JULES AZÉLIE

ELSA THOMAS

Elsa Thomas est une jeune auteure-réalisatrice lyonnaise. Après avoir obtenu une licence de Lettres à la Sorbonne, elle intègre en 2016 la deuxième promotion de la CinéFabrique, École nationale supérieure de cinéma. Elle y écrit et réalise plusieurs courts métrages, dont Les Gorges, voyage initiatique tourné à anc de falaises, et Nana, documentaire de création sur une communauté de femmes au Burkina Faso. Elle prépare actuellement une comédie pour France Télévisions, en collaboration avec l’atelier scénario de la Quinzaine en Actions.
©Isabel Maurel

Cyclope (court-métrage)

Réalisation : Arthur Villalongue (2020)

SYNOPSIS

Pauline est harcelée par son amant Simon. La jeune femme s’enferme dans son appartement HLM pour se protéger de lui. Mais il fait irruption sur le pas de sa porte, persuadé d’avoir des rats dans la tête, et la suppliant de le laisser entrer. Pauline va être déchirée entre son attachement pour cet homme et le danger de leur relation.

INTENTIONS

Avec ce huis-clos nocturne, je souhaite explorer la dépendance à une relation amoureuse toxique, qui sera le seul réconfort d’un couple marginal, dans une société paranoïaque et violente.

Cyclope mettra en scène deux individus au bord de l’implosion émotionnelle. Des écorchés vifs, trop sensibles pour survivre à la froideur de la société. J’ai envie que les deux comédiens aient une physionomie atypique, une étrangeté qui coupera déjà leurs personnages d’une vie normée.

Pauline sera déchirée entre son attraction et sa répulsion pour son amant. Elle devra choisir entre repousser cet homme dangereux ou lui ouvrir la porte, et le laisser revenir dans sa vie. Rester dans la norme et la solitude, ou accepter la violence et le désespoir qui dormaient en elle, et que Simon a éveillés, quitte à en mourir.

Il s’agira aussi de mettre en forme ce monde hostile, qui les poussera irrémédiablement vers une issue tragique. Il sera représenté de l’intérieur par l’appartement HLM où vit Pauline, vide, dépouillé de vie et d’identité. Inhospitalier, il sera éclairé d’une lumière métallique glaciale. Et il sera montré physiquement par le corps défiguré de Simon. Par sa folie, nous sentirons le chaos que ces violences ont provoqué sur un esprit déjà vulnérable.

J’ai fait le choix de ne pas montrer les rats qui sont au cœur de leurs échanges. Le lm laissera planer le doute sur leur présence, a n de rester centré sur le dilemme central de Pauline : croire ou ne pas croire son amant, entrer dans sa bulle ou s’en libérer.

EXTRAIT

Intérieur nuit. Entrée de l’appartement de Pauline :
Le téléphone se met à vibrer. Un appel de : “SIMON”. Tendue, elle laisse le téléphone sonner. Le son l’oppresse, il dure. PAULINE prend impulsivement le téléphone dans ses mains, elle est sur le point de répondre. Puis elle se ravise et raccroche. Elle jette le portable comme s’il brûlait, il glisse sur le sol. Un appel manqué est noti é, parmi une dizaine d’autres qui proviennent du même contact : Simon.

Silence. PAULINE guette l’écran noir du smartphone avec appréhension. Il s’illumine à nouveau et vibre : SIMON. Elle reprend le smartphone et raccroche immédiatement.

Un son de pas qui montent la cage d’escaliers du hall d’immeuble. PAULINE lâche sa cigarette, saisit nerveusement le couteau de cuisine posé à côté d’elle, se relève, verrouille à double tour sa porte d’entrée, y plaque une oreille pour mieux entendre ce qu’il se passe de l’autre côté.
Les pas sont proches. Elle entend une présence devant son palier. On entend la respiration de PAULINE, et celle de la personne à l’extérieur.

ARTHUR VILLALONGUE

Arthur vient de terminer sa formation de scénariste à la Cinéfabrique, en réalisant Délirium, son court-métrage de n d’études. Il racontait le spleen adolescent d’une lycéenne populaire perdue, à la recherche des excès de la fête a n d’évacuer son mal être existentiel.
Depuis sa sortie d’école, il développe des projets de courts et longs métrages.
©Isabel Maurel

Voici le lien pour le visionnage des deux courts métrages : https://ecranrouge.com/
By Mitra Etemad – Bloggeuse lifestyle, cinéma, 
globe-trotteuse parisienne et photographe.

TWITTER : @MitraEtemad

INSTAGRAM : @paris_by_mitra

Auteur : trendyslemag

Blogueuse Mode et Beauté.

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