Et si notre fragrance préférée en disait davantage sur notre bibliothèque que sur notre personnalité ?

L’autre matin, alors que je vaporisais l’un de mes parfums Novellista avant de quitter la maison, une pensée m’a traversé l’esprit.
Nous choisissons nos vêtements selon notre humeur. Nous choisissons nos livres selon ce que nous avons envie de ressentir. Et si nous choisissions aussi nos parfums comme nous choisissons nos histoires ?
À l’heure où le minimalisme règne sur Instagram et où les intérieurs semblent parfois avoir été décorés par le même algorithme, certaines marques prennent le contre-pied. Novellista en fait partie.
Leur idée est aussi simple que brillante : transformer la littérature en parfum.
Chaque fragrance est inspirée d’un roman, d’un personnage ou d’une atmosphère littéraire. Non pas pour illustrer un livre de façon littérale, mais pour en capturer l’essence émotionnelle. Une sorte de traduction invisible où les mots deviennent des notes de fond et les chapitres se transforment en sillages.

Et je dois avouer que le concept m’a séduite.
Peut-être parce que j’ai toujours pensé qu’un parfum et un roman avaient quelque chose en commun : ils laissent une trace longtemps après leur disparition. Un bon livre vous accompagne pendant des semaines. Un grand parfum aussi.
Dans les deux cas, ce n’est jamais vraiment l’histoire que l’on retient. C’est ce qu’elle nous a fait ressentir.
Là où la plupart des maisons de parfum racontent un voyage en Méditerranée, une fleur rare ou un souvenir d’enfance, Novellista raconte une intrigue. Une héroïne. Une aventure. Une émotion.
Et soudain, le parfum cesse d’être un accessoire. Il devient une narration.
Porter un parfum inspiré d’un roman n’est pas si différent que glisser son livre préféré dans son sac à main. C’est une façon discrète de dire quelque chose de soi sans prononcer un mot.
Après tout, certaines femmes affichent leurs goûts à travers leurs chaussures. D’autres à travers leurs bibliothèques.

Pourquoi ne pas le faire aussi à travers leur sillage ?
Ce qui me fascine dans cette approche, c’est qu’elle réhabilite une forme de romantisme intellectuel. Dans un monde obsédé par l’image, Novellista fait appel à l’imagination.
Car la littérature et le parfum partagent un secret : ce sont deux arts invisibles.
On ne voit pas une odeur. On ne voit pas les émotions qu’un livre provoque. Et pourtant, les deux ont le pouvoir extraordinaire de nous transporter ailleurs.
Alors je me suis posé une question, en refermant mon roman du soir et en retrouvant sur mon poignet les dernières notes de mon parfum : Et si le véritable luxe, aujourd’hui, n’était plus de porter une fragrance rare…mais de porter une histoire ?
Parce qu’au fond, certaines femmes collectionnent les sacs. D’autres collectionnent les livres. Et quelques-unes ont trouvé le moyen de collectionner les deux dans un seul flacon.
Infos : https://www.novellista.com/
Sophie TAGEL