Trois ciné-concerts exceptionnels pour redécouvrir le cinéma muet chinois

Les 3, 7 et 10 novembre 2026, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose trois ciné-concerts exceptionnels dans le cadre de sa rétrospective consacrée aux débuts du cinéma muet chinois. En partenariat avec le China Film Archive, ces séances permettront de découvrir des œuvres rares des années 1920 et 1930, accompagnées en direct par des musiciens français et chinois.

Du 21 octobre au 10 novembre 2026, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé accueille une carte blanche au China Film Archive autour des premières décennies du cinéma chinois. Intitulée « Retour sur l’âge d’or », cette rétrospective réunit quinze classiques réalisés entre 1922 et 1936.

Au cœur de cette programmation, trois séances musicales offriront une expérience particulièrement singulière, où les images du cinéma muet dialogueront avec le piano, le violoncelle et plusieurs instruments traditionnels chinois.

Mardi 3 novembre à 19h30

Le Combat de Shi Dongshan — 1932, 1h24

Pour ouvrir cette série de ciné-concerts, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé propose Le Combat de Shi Dongshan, réalisé en 1932.

L’histoire suit deux ouvriers d’usine, Xiao Zheng et Xiao Yuan, qui tombent amoureux de Yangu, la fille adoptive d’un tuteur particulièrement cruel. Lorsque Xiao Yuan tente d’agresser la jeune femme, un conflit violent éclate entre les deux hommes.

Pour protéger Yangu de nouveaux abus, Xiao Zheng décide de partir avec elle et de commencer une nouvelle vie. Mais Xiao Yuan finit par les retrouver. Une nouvelle confrontation conduit les deux hommes en prison. Lorsque la guerre éclate, ils sont libérés plus tôt et se retrouvent finalement à combattre côte à côte dans l’armée.

Accompagnement musical :
Matthieu Lecoq, au piano et au violoncelle, et FENG Zexi, au pipa, luth traditionnel chinois.

DCP 2K — Archives cinématographiques de Chine (CFA)

Samedi 7 novembre à 16h30

Les Petits jouets de Sun Yu — 1933, 1h48

Deuxième rendez-vous avec le cinéma muet chinois : Les Petits jouets, réalisé par Sun Yu en 1933.

Dans le village de Taoye, au bord du lac Tai, Sœur Ye est connue pour ses magnifiques jouets fabriqués en bambou et en bois. Un jeune étudiant, Yuan Pu, admire profondément son travail.

Mais le pays sombre progressivement dans le chaos. Sœur Ye perd son mari et son fils et finit par partir pour Shanghai avec sa fille, Zhu’er.

Dix ans plus tard, Zhu’er a hérité du savoir-faire de sa mère. De retour d’études à l’étranger, Yuan Pu décide de créer une usine de jouets destinée à promouvoir les produits fabriqués en Chine. Mais alors que leurs projets prennent forme, l’ombre de la guerre vient menacer les rêves et les aspirations des gens ordinaires.

Accompagnement musical :
Matthieu Lecoq, au piano et au violoncelle, et WANG Yaping, au yangqin, le cymbalum chinois.

DCP 2K — Archives cinématographiques de Chine (CFA)

Mardi 10 novembre à 17h

La Rose de Pushui de Hou Yao — 1927, 45 min

précédé de La Vaillante jeune fille à la rose blanche de Zhang Huimin — 1929, 28 min

Pour clôturer cette série de ciné-concerts, la Fondation propose une double séance consacrée à deux œuvres particulièrement représentatives du cinéma chinois de la fin des années 1920.

La Rose de Pushui

Sous la dynastie Tang, le jeune érudit Zhang Gong rencontre Cui Yingying au monastère de Puji et tombe immédiatement amoureux d’elle.

Mais la mère de Yingying, Madame Zheng, refuse cette union en raison du statut social modeste du jeune homme.

Lorsque le bandit Sun Feihu assiège le monastère, Zhang fait appel au général Baima afin de venir au secours des occupants. Malgré cela, Madame Zheng continue de s’opposer à leur mariage.

Alors que Zhang est rongé par le chagrin, Hongniang, la servante, prend pitié des deux amoureux et décide de les aider secrètement à se retrouver.

DCP 4K — Archives cinématographiques de Chine (CFA)

La Vaillante jeune fille à la rose blanche

Dans ce film de Zhang Huimin, Bai Suying, experte en arts martiaux surnommée « la Rose Blanche », apprend que la puissante famille Pan s’est emparée du ranch de son père.

Déguisée en homme, elle part reconquérir les biens familiaux. Après avoir vaincu ses ennemis, elle parvient à récupérer le ranch.

Au cours de son périple, elle croise à plusieurs reprises le guerrier Wu Zhiyuan. Peu à peu, les deux jeunes gens tombent amoureux. Lors d’un duel, Zhiyuan découvre finalement la véritable identité de Bai Suying.

DCP 2K — Archives cinématographiques de Chine (CFA), film incomplet

Accompagnement musical :
Matthieu Lecoq, au piano et au violoncelle, et YANG Lining, au guqin, cithare chinoise à sept cordes.


Des musiciens entre tradition chinoise et improvisation

Ces trois ciné-concerts réunissent des artistes dont les parcours témoignent du dialogue entre musique occidentale et traditions chinoises.

Matthieu Lecoq — piano et violoncelle

Lauréat du Concours Général de musique, diplômé en piano et violoncelle du Pôle supérieur Paris-Boulogne-Billancourt, en musicologie de la Sorbonne et en chorégraphie du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), Matthieu Lecoq obtient également un Master d’improvisation dans la classe de Jean-François Zygel au CNSMDP.

Il se produit sur de nombreuses scènes prestigieuses et donne plus d’une centaine de concerts par an, aussi bien au piano qu’au violoncelle.

Sa pratique du chant mongol et ses huit tournées en Chine l’ont notamment conduit à collaborer avec des musiciens traditionnels mongols et chinois.

Passionné par la musique et la culture chinoises, il a conçu et dirigé deux spectacles musicaux, La grenouille et le pipa voyageur et Le bûcheron et le musicien, mêlant contes traditionnels, théâtre d’ombres, opéra de Pékin, kuaiban, pantomime à deux voix — shuanghuang — ainsi que des instruments chinois et occidentaux.

En 2024, il a notamment été invité à participer aux événements culturels célébrant le 60e anniversaire des relations diplomatiques sino-françaises et les Jeux Olympiques de Paris.

FENG Zexi — pipa

Diplômée d’une licence en arts de la scène, FENG Zexi a reçu le Prix d’Excellence du concours national de pipa « Dunhuang Cup ».

Elle s’est produite sur plusieurs scènes internationales prestigieuses, notamment à l’UNESCO, au musée du Louvre et à l’Ambassade de Chine en France. Elle a également partagé la scène avec le grand maître du pipa Liu Dehai.

WANG Yaping — yangqin

Virtuose du yangqin, WANG Yaping évolue sur la scène internationale et collabore avec des artistes tels que Baroque Nomade, Jocelyn Mienniel, Didier Malherbe ou encore Andy Emler.

Elle est régulièrement invitée à se produire et à participer à des créations dans de grandes institutions culturelles, parmi lesquelles la Philharmonie de Paris, l’Abbaye de Royaumont, France Musique et le musée Guimet.

Elle participe également à de nombreux festivals internationaux.

YANG Lining — guqin

Fondatrice de l’Académie de Guqin de Ningxin à Paris et membre d’honneur de l’Association chinoise de Guqin, YANG Lining commence l’étude de la musique dès l’âge de neuf ans.

À 17 ans, elle devient l’élève du maître de guqin Li Xiangting. Après avoir obtenu son diplôme du Conservatoire central national de Chine en 1986, elle poursuit sa carrière en France.

Elle enregistre plusieurs albums en soliste et avec orchestre, dont China Racines, récompensé par un prestigieux Diapason d’or.

Elle œuvre également depuis de nombreuses années à la diffusion et aux échanges culturels et artistiques autour du guqin entre la Chine et la France.


« Retour sur l’âge d’or » du cinéma muet chinois

Cette série de ciné-concerts s’inscrit dans une rétrospective plus large consacrée aux premières décennies du cinéma chinois.

Sur plus d’un siècle d’histoire cinématographique, les trois premières décennies constituent une période particulièrement dynamique et novatrice. En seulement trente ans, les premiers cinéastes chinois font évoluer le médium, du court au long métrage, puis du cinéma muet au cinéma parlant.

La rétrospective « Retour sur l’âge d’or » réunit quinze classiques produits entre 1922 et 1936, conservés par le China Film Archive.

Le programme est organisé autour de cinq grandes thématiques :

  • Vie urbaine
  • Arts martiaux et fantastique
  • Romance
  • Réalisme
  • Cinéma féminin

À travers ces œuvres, la programmation explore les multiples facettes du cinéma chinois de cette période : l’imagination des pionniers, les difficultés et l’humour du quotidien, la conscience sociale des intellectuels de gauche ou encore l’émergence d’une conscience féminine moderne.

Les projections sont accompagnées en direct au piano par les musiciens de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel.

Responsable de la programmation : Samantha Leroy


Informations pratiques

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73 avenue des Gobelins
75013 Paris

Ciné-concerts :

  • Mardi 3 novembre 2026 à 19h30 — Le Combat
  • Samedi 7 novembre 2026 à 16h30 — Les Petits jouets
  • Mardi 10 novembre 2026 à 17h — La Rose de Pushui précédé de La Vaillante jeune fille à la rose blanche

Rétrospective « Retour sur l’âge d’or » :
Du 21 octobre au 10 novembre 2026

Tarifs

Billet couplé : 1 séance de cinéma + accès aux espaces d’exposition

  • Tarif plein : 7 €
  • Tarif réduit : 5,50 €
  • Moins de 14 ans : 4,50 €
  • Carte 5 places, valable 3 mois : 20 €

Horaires de la Fondation

  • Mercredi et jeudi : 14h – 19h
  • Mardi et vendredi : 14h – 20h30
  • Samedi : 11h30 – 19h

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
73 avenue des Gobelins, 75013 Paris


Infos recueillies par Mitra Etemad

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Auteur : TrendysLeMag

Blog Magazine Cinéma, Loisirs, Mode et Beauté.

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