Et si la santé des cheveux commençait dans l’assiette ? Comment les compléments alimentaires agissent de l’intérieur

On a longtemps pensé le soin capillaire uniquement de l’extérieur : shampooing, masque, sérum, huile, traitement du cuir chevelu… Mais le cheveu est aussi le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme. Vitamines, minéraux et acides aminés participent au fonctionnement du follicule et à la fabrication de la kératine. Alors, un complément alimentaire peut-il réellement améliorer la santé des cheveux ?

La beauté des cheveux commence-t-elle dans la salle de bains ou dans l’assiette ?

La réponse est probablement : un peu des deux.

Un shampooing peut nettoyer le cuir chevelu, un masque améliorer la douceur de la fibre et un sérum agir localement sur son environnement. Mais le cheveu pousse à partir d’un follicule situé dans le cuir chevelu, dont l’activité dépend notamment de l’apport en nutriments.

C’est précisément sur cette idée que repose la nouvelle approche de Kat Burki avec son Health & Vitality Hair Renewal Supplement, lancé en août 2026 : compléter les soins capillaires par une approche nutritionnelle destinée à agir « de l’intérieur ».

Le cheveu est une matière vivante… avant de devenir une fibre

Ce que l’on voit dépasser du cuir chevelu est principalement constitué de kératine. Mais avant de devenir cette fibre que l’on brosse, colore, sèche et coiffe, le cheveu est produit par un follicule.

Le cycle capillaire comporte différentes phases : croissance, repos puis chute. Kat Burki présente d’ailleurs son approche autour de ces différentes étapes du cycle du cheveu.

Pour fonctionner correctement, le follicule a besoin d’énergie, de protéines, d’acides aminés, de vitamines et de minéraux.

C’est là que la nutrition entre en jeu.

Que peut réellement faire un complément alimentaire pour les cheveux ?

Il faut d’abord distinguer corriger un manque et surdoser un nutriment dans l’espoir d’accélérer la pousse.

Lorsqu’une personne présente une carence ou des apports insuffisants en certains nutriments, cela peut contribuer à fragiliser le cheveu ou perturber son cycle. Une revue scientifique récente portant sur les micronutriments et la chute de cheveux souligne notamment le rôle potentiel des vitamines du groupe B, du fer et du zinc, tout en rappelant que les résultats des études restent variables selon les nutriments et les situations.

Autrement dit, un complément alimentaire ne transforme pas magiquement un cheveu normal en chevelure XXL.

Il peut surtout apporter au follicule les éléments dont il a besoin pour fonctionner normalement.

Zinc : un allié de la structure et du renouvellement cellulaire

Le zinc intervient dans de nombreuses réactions biologiques et participe notamment à la synthèse des protéines et au renouvellement cellulaire.

Son rôle dans les troubles capillaires fait l’objet de recherches. Une revue de la littérature publiée dans Dermatology and Therapy rapporte notamment des données en faveur d’une supplémentation chez les personnes présentant une carence en zinc, mais souligne que des études supplémentaires sont nécessaires pour établir son efficacité comme traitement isolé de la chute des cheveux.

C’est donc un actif intéressant dans une formule capillaire, mais le zinc n’est pas un traitement universel contre la chute des cheveux.

Vitamine C : bien plus qu’un ingrédient beauté

La vitamine C est surtout connue pour son rôle antioxydant et son implication dans la synthèse du collagène.

Dans une formule nutritionnelle destinée aux cheveux, elle participe plus largement au bon fonctionnement de l’organisme et au métabolisme de certains nutriments.

Elle ne va évidemment pas « faire pousser » directement un cheveu, mais elle s’inscrit dans cet environnement nutritionnel nécessaire au bon fonctionnement du follicule.

Vitamine B9 : quand le renouvellement cellulaire entre en scène

L’acide folique, ou vitamine B9, intervient notamment dans la synthèse de l’ADN et la division cellulaire.

Or le follicule pileux fait partie des structures de l’organisme caractérisées par une activité cellulaire importante pendant la phase de croissance.

C’est pourquoi la vitamine B9 peut trouver sa place dans une formule destinée à soutenir la fonction folliculaire.

Chez Kat Burki, l’acide folique est associé à la biotine et à un complexe de vitamines B dans le Hair Renewal Supplement. La marque présente cette association comme destinée à soutenir la synthèse de kératine et la fonction folliculaire.

Et la fameuse biotine ?

C’est probablement la vitamine la plus célèbre des compléments pour cheveux.

La biotine, ou vitamine B7, intervient effectivement dans plusieurs processus métaboliques.

Mais il faut ici se méfier du marketing.

Une revue publiée en 2024 sur l’utilisation de la biotine contre la chute des cheveux a constaté que les études humaines de bonne qualité sont très limitées. Dans l’étude contrôlée considérée comme la plus solide, aucune différence de croissance capillaire n’a été observée entre le groupe biotine et le groupe placebo.

La conclusion est donc beaucoup plus intéressante que le traditionnel « la biotine fait pousser les cheveux » :

la biotine est indispensable à l’organisme, mais une supplémentation n’a pas nécessairement d’intérêt chez une personne qui en consomme déjà suffisamment.

C’est une nuance importante.

Les acides aminés : les briques de la kératine

La kératine est une protéine.

Les protéines sont constituées d’acides aminés : ils sont donc au cœur de la structure du cheveu.

C’est pourquoi certaines formules capillaires associent vitamines et minéraux à des acides aminés.

Le Hair Renewal Supplement de Kat Burki intègre notamment de la glutamine, tandis que la gamme capillaire de la marque utilise également différents acides aminés dans ses soins externes.

L’objectif est de considérer le cheveu non plus comme une simple fibre à embellir, mais comme le résultat final d’un processus biologique beaucoup plus complexe.

Pourquoi associer complément alimentaire et soin du cuir chevelu ?

C’est probablement l’idée la plus intéressante de la démarche Kat Burki.

Un soin appliqué sur le cuir chevelu agit localement.

Un complément alimentaire, lui, apporte des nutriments par voie orale.

La marque propose donc une approche en plusieurs étapes : soins nettoyants et conditionneurs, traitement Bio-Ferment Scalp & Hair Treatment et désormais complément alimentaire.

Le Bio-Ferment Scalp & Hair Treatment est présenté par la marque comme un traitement destiné notamment à soutenir la densité et à réduire la chute, avec une étude de perception menée sur 30 sujets après trois mois.

Pour le nouveau complément, Kat Burki rapporte également une étude sur 30 participants suivis pendant trois mois : 90 % auraient déclaré constater moins de chute, 80 % des cheveux plus épais et 80 % une repousse. Il s’agit toutefois de résultats rapportés par la marque et fondés sur un petit échantillon ; ils ne doivent donc pas être interprétés comme la preuve qu’un complément alimentaire fonctionne chez tout le monde.

Peut-on vraiment « nourrir » ses cheveux de l’intérieur ?

Oui, mais avec une nuance essentielle.

On ne nourrit pas la partie déjà sortie du cuir chevelu comme on nourrit un organe vivant.

La fibre capillaire visible est une structure kératinisée. Les nutriments alimentaires intéressent surtout les mécanismes biologiques qui permettent au follicule de produire le cheveu.

C’est donc davantage le « chantier de fabrication » que le cheveu déjà fabriqué que l’on cherche à soutenir.

Cette distinction permet de comprendre pourquoi un complément alimentaire ne peut pas réparer instantanément une fibre déjà très abîmée par les colorations, la chaleur ou les agressions mécaniques.

Pour cette partie-là, les soins externes restent indispensables.

Et si la chute des cheveux était le signal d’autre chose ?

C’est là que la prudence s’impose.

Une chute importante ou persistante peut avoir de nombreuses causes : stress physiologique, variations hormonales, certaines maladies, médicaments, facteurs génétiques ou carences nutritionnelles.

Un complément alimentaire ne doit donc pas être considéré comme une réponse universelle à la chute des cheveux.

La logique la plus pertinente consiste à rechercher la cause lorsque la chute est importante ou inhabituelle, plutôt que d’empiler les compléments.

D’autant que davantage de vitamines ne signifie pas nécessairement davantage de cheveux. Une consommation excessive de certains nutriments peut même être contre-productive ; la littérature médicale met notamment en garde contre la supplémentation nutritionnelle sans carence démontrée.

Alors, faut-il prendre un complément pour avoir de beaux cheveux ?

La réponse est : pas forcément.

Si l’alimentation couvre déjà les besoins nutritionnels et qu’aucune carence n’est présente, il n’existe pas de garantie qu’un complément fasse pousser les cheveux plus vite ou plus épais.

En revanche, lorsqu’un apport insuffisant ou une carence contribue à fragiliser le cheveu, corriger ce déséquilibre peut avoir un réel intérêt.

C’est toute la différence entre complémenter intelligemment et croire à la pilule miracle.

Health & Vitality Hair Renewal Supplement : ce qu’il faut retenir

Avec son Health & Vitality Hair Renewal Supplement, Kat Burki transpose donc sa philosophie de « biochemistry skincare » au soin capillaire.

La formule associe notamment :

  • zinc ;
  • vitamine C ;
  • acide folique (B9) ;
  • biotine et vitamines du groupe B ;
  • glutamine ;
  • différents micronutriments.

La marque le présente comme un complément destiné à soutenir la fonction folliculaire, la synthèse de kératine et la qualité globale du cheveu.

Disponible depuis le 1er août 2026, le flacon contient 60 capsules et est proposé à 83 € sur le site de Kat Burki.

Le nouveau réflexe haircare : penser racines avant longueurs

Après avoir passé des années à chercher le meilleur masque, la meilleure huile ou le sérum capable de transformer des longueurs sèches en cascade brillante, la beauté semble désormais regarder ailleurs.

Vers le cuir chevelu. Et même plus loin : vers ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme.

Cette approche ne signifie pas que le shampooing ou le masque deviennent inutiles. Elle rappelle simplement une évidence biologique : un cheveu de qualité est d’abord un cheveu produit par un follicule qui dispose des ressources nécessaires à son fonctionnement.

Le véritable luxe capillaire de demain pourrait donc bien être moins une question de camouflage que de prévention.

Et avant de multiplier les gélules, une règle reste particulièrement élégante : mieux vaut savoir ce dont son organisme a réellement besoin que lui donner tout ce qui promet des cheveux de rêve.


Sophie TAGEL

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Auteur : TrendysLeMag

Blog Magazine Cinéma, Loisirs, Mode et Beauté.

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